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Le MN, FJD et le MEN scellent leur alliance
©:  L'Eco News - Une

Sous l’appellation «Union pour le développement, la justice et l'édification», le Mouvement Ennahda, le Front pour la justice et le développement, et le Mouvement pour l’édification nationale ont scellé aujourd’hui leur alliance, en présence du président du Haut comité islamique.   Fruit de plusieurs mois de négociations, les trois partis ont signé un document dans lequel ils s’assignent plus de 14 objectifs. Lu par le président du groupe parlementaire El Adala, Lakhdar Benkhelaf, le document insiste sur la « préservation de l’Unité nationale et la souveraineté de l’Algérie », des lignes rouges que les cosignataires signifient à d’aucuns. Tout comme le refus de toute ingérence étrangère dans les affaires internes du pays. Les trois formations politiques, signataires de l’alliance, une sorte de front commun ont annoncé leur participation aux prochaines législatives avec des listes communes. Avec ce groupement de partis politiques, l’Algérie dispose donc de deux pôles islamistes. Dans un premier temps, l’objectif de ces partis était de créer un seul et unique parti politique. C’était le cas pour le MSP qui voulait absorber en son sein l’ensemble de la mouvance islamiste. Toutefois, les pourparlers n’ont pas abouti, ne réussissant en fin de compte qu’à opérer le retour du Front du changement, dirigé par l’ex-ministre de l’Industrie Abdelmadjid Menasra dans le giron du MSP. El Islah a préfé faire cavalier seul Dans des déclarations publiques, Ahmed Dane, secrétaire général du Mouvement pour l’édification nationale a justifié l’échec de ses discussions avec le MSP par le fait que celui-ci voulait imposer ses conditions et absorber le MEN en son sein en assurant la direction. Ce qu’Ahmed Dane a refusé.

Coates, révolutionnaire noir de l'Amérique blanche
©:  Marianne - “Le goût de la vérité n’empêche pas de prendre parti” A.Camus

Avec “le Grand Combat”, l'écrivain raconte sa jeunesse dans une nation amnésique. “Marianne” l'a rencontré.

Quand son Grand Combat est sorti aux Etats-Unis en 2008, Ta-Nehisi Coates était un illustre inconnu.

Sept ans et un autre livre plus tard, l'écrivain américain, révéré par Barack Obama et Toni Morrison, s'est imposé comme le nouveau penseur de la condition noire américaine, suscitant même de la part de la romancière nobélisée une comparaison de son écriture retentissante avec celle de James Baldwin. Paru aux Etats-Unis en 2015, en France l'an passé, ce deuxième essai autobiographique, Une colère noire. Lettre à mon fils, a remporté le National Book Award (le Goncourt américain) et a soulevé un enthousiasme unanime quant à sa manière de disséquer le racisme systémique américain dans une société blanche et oublieuse de son histoire. Le jeune écrivain, également journaliste à The Atlantic, doit aujourd'hui faire face à un succès dont il se dit le premier surpris. On attendait donc avec impatience la traduction française de ce t.

L'écrivain y déroule son enfance et son adolescence passées à Baltimore dans les années 80, au cœur d'un quartier noir condamné à la violence. Traverser une rue, aller à l'école ou jouer avec les copains relève d'une mise en danger permanente. Gangs, drogue, désœuvrement et castagne cadencent le quotidien du petit Ta-Nehisi, beaucoup plus enclin au rêve qu'à la confrontation fiévreuse de la rue.

« Moi, mon truc, écrit-il, c'était les calumets et les traités de paix. Mon style, c'était la tchatche et l'esquive. » A la maison, point de havre de paix non plus, mais la guerre que ses parents lui mènent est synonyme, sous des allures tyranniques, de bienveillance et de construction. Ex-chef de section des Black Panthers, bibliothécaire et éditeur, son père, Paul Coates, « plus porté sur les livres que sur les flingues », comme il le décrit, l'exhorte à étudier, à lire les grandes figures de la littérature noire américaine. A parfaire ce qu'il nomme la « connaissance » et la « conscience ».

SUR FOND DE HIP-HOP

Malgré ses allures extravagantes - il collectionne compagnes et enfants, construit ainsi une fratrie à géométrie variable -, ce père s'érige en tuteur implacable de son éducation, épaulé par sa femme, de la même trempe. « Mes parents étaient exceptionnels, nous confie Ta-Nehisi Coates. Dans la plupart des familles de mon entourage, il n'y avait pas de père, la mère élevait seule ses enfants. Mes camarades n'avaient aucune chance d'avoir des conversations intellectuelles comme j'en ai eu avec mes parents. C'était la grande différence. » L'adolescent se met à dévorer Langston Hughes, Marcus Garvey ou Malcolm X. Ces mythes fondateurs de la cause noire, d'une autre génération, étaient-ils pour autant en phase avec sa réalité de jeune des années 80 ? « Oui, complètement, nous assure l'écrivain. Quand je lisais ou écoutais Malcolm X, c'était comme si je lisais ma propre biographie ! Il expliquait la violence, la drogue, tout ce qui m'entourait. Il y avait par contre un fossé entre nous et Martin Luther King ou le Civil Rights Movement. Le concept de non-violence était difficile à accepter pour moi et mes amis à Baltimore car peu réaliste. Malcolm X, lui, était différent. J'étais profondément connecté à lui. » Et Ta-Nehisi Coates n'est pas le seul puisque le charismatique défenseur des droits des Afro- Américains devient dans les années 80 la figure tutélaire du mouvement hip-hop. Des artistes comme Public Enemy, Boogie Down Productions ou KRS-One brandissent son image dans leurs clips, samplent ses discours. Musique politique pronoire, loin du rap bling-bling qui viendra plus tard, le hip-hop constitue la bande-son de l'adolescence de Coates, au point qu'il s'en inspirera ensuite pour bâtir son écriture, romanesque comme journalistique, sur le rythme. A chaque chapitre du Grand Combat correspond d'ailleurs une playlist d'artistes hip-hop. « Quand j'étais enfant, il n'y avait pas de Noirs à la télévision, ni au cinéma, pas plus dans les publicités, se souvient l'écrivain. Il n'y avait que les Blancs. Les rares mentions ou images de Noirs étaient forcément négatives. On avait donc besoin de s'entendre dire qu'il n'y avait rien qui clochait chez nous, qu'on était beau, qu'on pouvait être fier d'être noir. Les artistes hip-hop ont joué ce rôle. C'est un peu la même chose avec Barack et Michelle Obama, ils étaient beaux, intelligents, et c'était incroyable de les voir à la télévision ! Ça a rendu les gens fiers. »

L'AFRIQUE AU CŒUR

Pour remédier à cet effacement de l'homme noir voulu par une société blanche amnésique, l'éducation du jeune Coates tend aussi à entretenir un attachement viscéral à l'Afrique. Il se traduit dans sa passion pour les percussions, le djembé, qu'il pratique avec assiduité et dans les prénoms attribués au sein de sa famille. « Ta-Nehisi » désigne le peuple nubien du sud de l'Egypte (avant Jésus-Christ) ; son frère se nomme Menelik, comme le premier roi d'Ethiopie, fils du roi Salomon et de la reine de Saba ; son fils porte le prénom de Samori, en hommage au Guinéen Samory Touré, grand résistant aux colons français en Afrique de l'Ouest à la fin du XIXe siècle. « Ici, en Amérique, on s'entend dire qu'on n'est pas américains, que nous ne sommes pas chez nous, rappelle l'écrivain. Alors on cherche cette Afrique, où je ne suis encore jamais allé. On y pense comme à notre maison, avec une profonde nostalgie. Les gens inventent sans cesse des communautés. La communauté européenne a été largement imaginée au cours des derniers siècles. C'est donc une grande nécessité pour nous de nous réimaginer. »

“On avait donc besoin de s'entendre dire qu'il n'y avait rien qui clochait chez nous, qu'on était beau, qu'on pouvait être fier d'être noir. ”

Si les activistes noirs américains de Black Lives Matter se font aujourd'hui entendre haut et fort quant aux violences policières envers les Noirs - le corps noir en danger était le sujet d' Une colère noire, lettre adressée par Ta-Nehisi Coates à son fils -, les voix des intellectuels semblent, hormis celle de notre écrivain, bien faibles. Pour autant, elles sont vives, selon lui : « J'ai une réputation grâce à mon magazine, The Atlantic, je suis très chanceux. Les lecteurs de ce journal ont lu mes livres, car ils ont lu mes articles. Mais les autres intellectuels noirs n'ont pas de tribune. Ils existent pourtant dans les universités, ils écrivent sur le racisme et sur la condition des Afro-Américains. Si publier en Amérique n'est pas si compliqué, se faire entendre par contre est une autre histoire, beaucoup plus dure. » Une colère noire analysait froidement l'innocence morale de l'Amérique blanche. Le Grand Combat, lui, exprime l'histoire de cette imposture de manière concrète et intangible. A l'heure où Donald Trump, nouveau président des Etats-Unis, fait de cette ignorance calculée son fonds de commerce, l'implacable démonstration de Ta-Nehisi Coates paraît plus que jamais fondamentale. « Oui, j'ai peur, avoue-t-il. Trump est une catastrophe, pas seulement pour les Noirs mais pour les Etats-Unis. Avec lui, les Blancs aussi seront victimes de racisme. Et le racisme est une maladie qui met en danger bien d'autres choses. »


Une présidence collégiale pour le Jil FCE
©:  L'Eco News - Une

Le Forum des chefs d'entreprises (FCE) a décidé lors de son Conseil exécutif tenu aujourd'hui en son siège d’opérer une restructuration en son sein en commençant par le remplacement de Toufik Lerari, président de Jil Fce par une direction collégiale..   Le président du forum Ali Haddad, à déclaré en marge de conseil exécutif que ce changement "entre dans le cadre de la restructuration que subit le FCE". Haddad qui a au passage remercié Lerari pour ce qu'il a fait jusque-là au sein de l'organisation patronale, a confié en même temps la direction de Jil FCE à quatre autres membres, à savoir, Sami Agil, Mounia  Chadi , Mohamed Skander et  Hakim Soufi et cela jusqu'à la fin du mandat. Chacun des membres assurera la présidence pour une durée de six mois. Cette nouvelle restructuration, vise selon le président du FCE à "élargir la base du forum sur le plan national et international". Sachant qu'il devient "plus connu dans le monde", a-t-il ajouté.  Pour atteindre les objectifs de cette nouvelle structure, une commission a été installée et remettra son rapports le mois prochain a encore expliqué Ali Haddad. Toutefois, une assemblée générale est prévue entre le 30 mars et le 30 avril prochain, afin de mettre en œuvre les grands changements de au sein du forum. Par ailleurs est dans la foulée, Ali Haddad à répondu à une question sur les remarques faites par le ministre de l'industrie, Abdessalam Bouchouareb concernant le retard accusé dans la réalisation d'une usine de groupe Etrhb à Oran, en indiquant qu'un "tel projet nécessite toujours du temps". Rappelant au ministre que le projet est " financé à grande majorité par les fonds propres du groupe et que l’usine est assez grande s’étant sur une surface de 25 hectares et d’une capacité de production de 450 000 tonnes par an". 

Oligarques de tous les pays, réjouissez-vous !
©:  Marianne - “Le goût de la vérité n’empêche pas de prendre parti” A.Camus

La «mondialisation heureuse» qu'on nous promettait a accouché d'un système profondément inégalitaire.

Comme chaque année, les maîtres du monde se sont retrouvés à Davos, assurés de détenir les clés de la destinée planétaire comme d'autres croyaient posséder la pierre philosophale. A l'instar des années précédentes, on a entendu des propos rassurants, des phrases ronflantes et des promesses lénifiantes. Cela ne mange pas de pain, tant il est vrai que, au vu de la situation réelle, il eût été périlleux de promettre de la brioche pour tous. Au même moment, l'ONG Oxfam s'est chargée de remettre les pendules à l'heure et les têtes à l'endroit, en publiant son dernier rapport sur les inégalités dans le monde.

Le réquisitoire résonne comme un appel de détresse. Aujourd'hui, les 1% les plus fortunés possèdent autant que le reste de la planète. A elles seules, les huit personnes les plus riches détiennent autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la population mondiale. En France, où le modèle social résiste tant bien que mal, les 1% du haut de l'échelle contrôlent quand même le quart des richesses créées.

Oxfam, qui prône «une économie au service des 99 %», parle d'une situation «indécente». La «mondialisation heureuse» qu'on nous promettait a accouché d'un système profondément inégalitaire, auquel faisait écho le discours du pape à Santa Cruz de la Sierra (Bolivie), en juillet 2015. François avait eu ces phrases : «On est en train de châtier la Terre, les peuples et les personnes de façon presque sauvage. Et, derrière tant de douleur, tant de mort et de destruction, on sent l'odeur de ce que Basile de Césarée - l'un des premiers théologiens de l'Eglise - appelait "le fumier du diable" ; le désir sans retenue de l'argent qui commande.»

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L’OAIC : de l’import à la production
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L’Office interprofessionnel des céréales (OAIC) va introduire des demandes d’acquisition de terres à Tébessa, Laghouat, Ghardaïa et Adrar pour s’engager dans la production des céréales.   Dans un entretien accordé à l’APS, son directeur général a indiqué que l’Office qu’il dirige compte, à travers la production, contribuer à la stratégie nationale de réduction de la facture d’importation. M. Belabdi a précisé que le choix de ces wilayas n’est pas fortuit : «L’Office table sur la ressource hydrique de la nappe albienne au niveau de ces régions pour assurer une irrigation complète des parcelles et garantir la  qualité du produit.» Par la même occasion, le premier responsable de l’OAIC a annoncé que son entreprise va recourir aux services du Bureau national des études de développement rural (BNEDER) pour réaliser des études de forage « dans des parcelles qui s’étendent sur 1.000 hectares dans la wilaya de Tébessa.» Confirmant par là même l’impératif pour l’ensemble des acteurs du secteur agricole de s’appuyer sur les centres de recherche existants dans le pays pour l’optimisation de toutes les récoltes. Cette nouvelle stratégie adoptée par l’OAIC nécessite bien entendu des moyens financiers. Ce que soutien M. Belabdi en précisant que «de grands investissements seront consacrés à ces projets», sans pour autant en dévoiler le montant. Ainsi, avec la réalisation de ces projets et leur entrée en production, l’OAIC aura opéré sa mue en passant d’organisme exclusivement importateur et pourvoyeur en céréales, en entreprise de production. Dans le but d’arrêter l’importation du blé dur en particulier. «La priorité sera donnée à la production du blé dur au regard des potentialités existantes sur lesquelles mise le gouvernement pour atteindre l'autosuffisance d'ici 2020.» Rappelons que l’Etat a affecté à l'OAIC une trentaine de fermes pilotes spécialisées dans la production de semences de céréales dans le nord du pays, devant lui permettre d’en produire lui-même selon ses propres besoins en semences.

Pierre Dac : en 2017, les temps sont toujours durs
©:  Marianne - “Le goût de la vérité n’empêche pas de prendre parti” A.Camus

Sans avoir jamais été élu faute d'être réellement candidat, Pierre Dac marque profondément l'élection présidentielle de 2017…

Au beau milieu d'une masse d'ouvrages insipides ou insidieux, soporifiques ou désolants consacrés à la vie des candidats à l'élection présidentielle, un livre et un seul semble bien avoir été écrit pour aujourd'hui. Selon les mentions légales figurant sur la dernière page, le dépôt légal date de janvier 2017, pour les éditions du Cherche-Midi*. Son actualité est attestée par une proposition qu'aucun des candidats à l'auréole de gauche n'a osé formuler : «Des mesures seront prises pour relever le Smic avant qu'il ne tienne plus debout.» Or, cette idée lumineuse date de 1965, formulée par Pierre Dac, candidat à la présidence de la République, avec pour slogan «Les temps sont durs, votez pour le MOU». Ce MOU étant le Mouvement ondulatoire unifié, version électorale du seul véritable parti révolutionnaire, le Parti d'en rire.

Pierre Dac, on s'en souvient, renonça à l'Elysée, estimant que l'absurde était déjà largement représenté par le candidat d'extrême droite Jean-Louis Tixier-Vignancour, dont Jean-Marie Le Pen dirigeait la campagne. L'absurde, depuis, n'a cessé de gagner du terrain. Le Smic attend toujours d'être relevé. Nul ne peut ignorer dans quelles conditions de Gaulle regretta de ne pas avoir écouté Pierre Dac, pourtant voix de la France libre. Le Général laissa le Smic sombrer dans le ridicule, jusqu'au mois de mai 1968, et fut contraint de le relever pour ne pas tomber lui-même. Par la suite, les économistes les plus doctes imposèrent à la droite et à la gauche un principe dont ils ignoraient ce qu'il devait à Pierre Dac... «Un dirigeant soucieux de faire preuve d'autorité ne doit jamais oublier que, quand ses concitoyens sont raides, ils se montrent beaucoup plus souples.» N'est-ce pas l'esprit des dernières lois sociales ? Quand les gens n'en peuvent plus de chômer, ils avalent la légalisation du boulot précaire, sous-payé et renoncent à la protection sociale.

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Michel Onfray : "Le concept de décadence n'est pas le monopole de la droite"
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Michel Onfray écrit beaucoup (près de 100 livres publiés), souvent de longs textes (son nouvel opus est le deuxième tome, de 650 pages, d'une "Brève encyclopédie du monde"), et pas toujours pour nous apporter de bonnes nouvelles : "Décadence" est sous-titré "Vie et mort du judéo-christianisme". Pas moins. Dans la tendance Cassandre de l'essayisme actuel, où les livres se succèdent pour nous parler de la crise généralisée du monde comme il va et du déclin de presque tout, le mot "décadence" sonne bien. Mais, au fait, comment un homme qui se déclare de gauche manie-t-il avec autant de conviction une notion adorée à droite ? Rencontre.

Marianne : Vous faites une longue démonstration de la décadence inéluctable qui frappe les sociétés judéo-chrétiennes. Mesurez-vous l'effet démobilisateur qu'un tel discours peut avoir pour l'opinion publique, ainsi que l'impact négatif pour le débat public tel qu'il s'engage aujourd'hui ?

Michel Onfray : Je n'ai jamais écrit mes livres en fonction des effets qu'ils pourraient produire. Je sais qu'on obtient le buzz avec une idée, une phrase, mais le buzz empêche la pensée. Il existait déjà, m'a-t-on dit, des articles négatifs sur mon livre dans la presse de droite alors qu'il n'était pas encore paru... J'ai l'habitude. Mais je me dis : tant mieux, si ceux-là estiment que je me trompe, c'est que tout n'est pas perdu ! Dans un esprit nietzschéen, j'essaie de faire un travail de médecin en posant un diagnostic. Quand il annonce un cancer, le cancérologue n'est ni cancéreux, ni responsable du cancer qu'il diagnostique. Je constate la décadence. L'idée que toutes les civilisations sont mortelles nous est familière à tous depuis le lycée. Et la nôtre ne le serait pas ?

On pourrait vous reprocher une certaine forme de défaitisme. A la fin du livre, vous dites qu'«il n'y a plus qu'à sombrer avec élégance».

Mais l'élégance est un combat !

Vous semblez fasciné par la figure du guerrier terroriste : «ils ont la ferveur», «la grande santé», «ils tutoient l'éternité», «ils ont l'avenir pour eux»... Et en parallèle vous dites : les Occidentaux matérialistes, hédonistes, ne voudront pas «mourir pour un iPhone» ?

Je persiste sur cette idée que nous ne sommes pas prêts à mourir pour les prétendues valeurs qui sont les nôtres et qui sont celles du consumérisme. Nos adversaires et nos ennemis ont d'autres valeurs - qui ne sont pas les miennes, je m'empresse de vous le dire... Ils tutoient l'éternité à laquelle je ne crois pas plus qu'au divin ou au sacré. Mais je suis sans admiration ! Dans un jeu de dynamiques, en matière de civilisation, il n'y a que des forces qui s'opposent, nos forces sont, hélas, moindres que celles de ceux qui nous agressent. Nous, nous avons : des bougies, des peluches, des «Je suis Charlie», des poèmes et des chansons. Eux, des kalachnikovs et des couteaux. Je ne suis pas du tout admiratif des uns qui se trompent et des autres qui se trompent aussi...

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Le PIB a ralenti en 2016
©:  L'Eco News - Une

La croissance de la Production intérieure brute (PIB) globale de l'Algérie a enregistré une baisse de 0,5 point au troisième trimestre 2016 par rapport à la même période de 2015. Elle a été de 3% en 2016 contre 3,5% en 2015, indique l'Office national des statistiques (ONS).    « Cette croissance a été tirée par le secteur des hydrocarbures qui a enregistré une performance de 7,7%  en 2016 contre une croissance négative de 1,4% en 2015. A l'inverse, le PIB hors hydrocarbures a connu une décélération avec un timide taux de croissance de 2,3% la même période de comparaison (contre 5,4%. Par ailleurs, il est constaté que le PIB, qui est un indicateur rattaché à la sphère réelle, a enregistré une croissance de 4,4% en 2016 (contre 3,3% en 2015)», explique l’ONS. Par secteur d'activité, la croissance du PIB a été de 5,2% pour le BTPH (contre 4,9% au 3ème trimestre 2015) grâce essentiellement aux services et travaux publics pétroliers (croissance de 7,8% contre 2,9%) dans le secteur des hydrocarbures. La croissance a été de 4,7% pour l'agriculture, la sylviculture et pêche (contre 7,2%), de 3,9% pour les services marchands (contre 5%), de 2,8% pour les industries (contre 4,5%), de 7,7% pour les hydrocarbures (contre -1,4%), tandis que les services non marchands ont enregistré une croissance négative de 3,8% (contre +4,1%). Les services marchands se composent des transports et communications (croissance de 3,6% contre 5,9%), du commerce (croissance de 4,5% contre 4,2%), des hôtels-cafés-restaurants (-1,2% contre +4,6%), des services fournis aux entreprises (5,4% contre 2,9%) ainsi que les services fournis aux ménages (2,2%contre 8,7%). «Ce léger recul d'activité dans les services marchands est lié à la tendance de la croissance globale et sectorielle d'une part et à la baisse des importations des marchandises», explique l'ONS. Quant aux services non marchands, ils rassemblent les services financiers (croissance de 5,6% contre 4,4%), les affaires immobilières (4,5% contre 5,3%) et les activités de l'administration publique (-4,5% contre +5,3%). Dans le secteur industriel, les branches qui ont enregistré une croissance négative sont les industries sidérurgiques, métalliques, mécaniques, électriques et électroniques-ISMME- (-0,7%), les textiles (-0,3%) et les industries diverses (-10,2%). Pour rappel, en 2015, la croissance du PIB global s'était établie à 3,8%, soit le même taux sur lequel avait tablé la Loi de finances complémentaire 2015, tandis que le FMI avait prédit une croissance de 3,7%. 

Djerba dans l’attente des touristes algériens
©:  L'Eco News - Une

Alors qu’elle était désertée par les touristes depuis quelques années, l’ile de Djerba tente d’attirer les Algériens en leur offrant plus de facilitations et d’avantages par rapport aux autres touristes d’autres nationalités.   Située  sur le littoral sud-est de la Tunisie dans le golfe de Gabès,  Djerba demeure l'une des destinations phares du littoral nord africain pour les Européens.  Classée parmi les Top 10 des destinations touristiques dans le monde, l’ile de Djerba tente d’attirer plus de touristes notamment des Algériens. Ainsi, en 2016, l’île a perdu plus de 3% par rapport à 2015. Pour promouvoir cette destination, l’agence NewSun Travel basée en Algérie, qui dispose également d’une représentation en Tunisie, en collaboration avec l’agence Arij et l’ONTT ont organisé du 17 au 23 janvier une caravane médiatique vers l’ile de Djerba en Tunisie. Ainsi, les organisateurs de l’Eductours ont organisé ce samedi une conférence de presse à l'hôtel Sun Connect sis à Djerba en Tunisie, pour expliquer l’objectif de cette caravane médiatique. Il s’agit, selon eux, d’attirer plus de touristes algériens vers cette destination. L’année passée, l’île de Djerba a accueilli 637 956 touristes, soit une baisse de 3,1% par rapport à 2015 (658 312). Le nombre d’Algériens qui se sont rendus dans l’île en 2016 ont atteint 6329, enregistrant une augmentation significative estimée à plus de 44% par rapport à 2015 (4367). La durée moyenne de leur séjour est passée de 3,7 en 2015 à 3,8 en 2016, selon le directeur de l’ONTT (Djerba). Djerba, selon les directeurs d’hôtels,  dispose d’une large gamme d’établissements hôteliers comptant parmi les meilleurs dans le continent africain, en termes de qualité de prestations et de capacité d’accueil. La plupart des hôtels sont classés deux, trois et quatre étoiles et cinq étoiles. Les conférenciers ont exposé les facilitations qui peuvent intéresser les algériens, à commencer par la baisse des prix et les tarifs préférentiels. Les mêmes orateurs ont promis également d’étudier la possibilité d’accepter le dinar algérien dans les échanges avec les touristes venus d’Algérie. Mais, seulement avec l’accord du ministère des Finances tunisien. A propos de l’accompagnement du secteur du tourisme algérien, les conférenciers ont affiché leur intérêt d’organiser des rencontres avec leurs homologues algériens dans l’objectif de discuter des possibilités de transférer le savoir-faire que ce soit dans le volet de la formation, les services, le transport, etc. D’ailleurs, des lignes aériennes directes sont prévues prochainement s’il y a une demande sur cette destination.

Disneyland Paris : Mickey dans la mouise
©:  Marianne - “Le goût de la vérité n’empêche pas de prendre parti” A.Camus

Le parc de Marne-la-Vallée cumule les pertes depuis des années. La faute à la crise et aux aléas du tourisme ? Ou à une stratégie délibérée de la maison mère américaine consistant à dépouiller sa filiale française ? La justice a été saisie par un fonds d'investissement qui réclame des comptes à la direction. Une information judiciaire est en cours au pôle financier.

Anne-Sophie d'Andlau et Catherine Berjal ne mettent plus les pieds à Disneyland Paris : «Faire trois attractions dans la journée, après deux heures de queue à chaque fois, non merci !» Les fondatrices de Ciam (Charity Asset Investment Management), une société de gestion adossée à un fonds d'investissement qui veut «secouer le cocotier de l'establishment», dixit la première, ont d'autres raisons de snober Mickey : en tant qu'actionnaires d'Euro Disney SCA, la structure cotée qui supervise le royaume magique de Marne-la-Vallée, ces deux quadras spécialisées dans la finance de marché sont particulièrement remontées contre le niveau actuel de l'action (à peine 1 €), qui ne reflète pas, selon elles, la valeur réelle de l'entreprise.

«La gestion de Disneyland Paris est inadmissible, tacle Catherine Berjal dans ses bureaux parisiens du boulevard Haussmann. Depuis son introduction à la Bourse de Paris en 1989, le titre a perdu près de 99% de sa valeur. Le petit actionnaire est rincé. Mais la société mère, la Walt Disney Company, s'en est mis plein les poches : d'après une étude récente de Reuters, elle a ponctionné à sa filiale française plus de 1,4 milliard d'euros en vingt-cinq ans, au titre de royalties et de commissions diverses. Les Américains se moquent de savoir si le cours de Bourse progresse, si les actionnaires y trouvent leur compte et si le parc gagne de l'argent. Pour eux, ce n'est qu'une vitrine dont l'unique but est de promouvoir les films des Studios Disney, Pixar ou Lucas. C'est quand même incroyable que Disneyland Paris soit la plus grosse destination touristique d'Europe et que chaque année la direction annonce des pertes !» Pour les patronnes de Ciam, il y a un loup. Qu'elles entendent bien débusquer en attaquant l'empire devant les tribunaux.

On le sait peu, mais Disneyland Paris est d'abord une formidable opération immobilière pour le géant californien : l'emprise foncière qui lui a été accordée autour de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée représente 2.230 ha, dont la moitié est encore à urbaniser ! Le schéma, lui aussi peu connu, est le suivant : le groupe Disney dispose d'un droit prioritaire pour acheter à bas prix les terrains vierges détenus par l'aménageur public EPA France. La firme se charge ensuite de trouver un promoteur immobilier. Celui-ci finance la construction des bâtiments - bureaux, hôtels, habitat collectif... -, empoche les loyers, en verse un à Disney pour l'occupation du terrain et, à l'issue du bail, les constructions reviennent de plein droit à l'américain, qui peut ensuite les revendre. Avec une grosse culbute. Sachant que la convention actuelle avec l'Etat court jusqu'en 2020, quelle est la plus-value que Disney peut espérer réaliser sur le gros millier d'hectares qu'il lui reste à confier à des promoteurs ? Ce montant, le cabinet Ledouble, mandaté par Disney, n'a pas jugé bon de le détailler, renvoyant d'un trait de plume à une «revue indépendante» réalisée par un «expert immobilier» dont il ne précise ni le nom, ni les calculs, ni les conclusions...

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