VicksWeb affaires et des finances

Bienvenue à VicksWeb™

We have 6 guests online
Flag Counter
Demain c’est vendredi. Les crevettes crèvent et le temps est à la réflexion.
©:  EcoRéseau

Demain c’est vendredi. Les crevettes crèvent et le temps est à la réflexion. Et je me demande comment notre monde peut retrouver un peu de relativité, de clarté, de sens des réalités, d’esprit critique. 

Quand je lis les propos délicieux tenus sur ces influenceurs censés faire la pluie et le bon temps des marques, je souris en pensant que derrière quelques vrais experts et passionnés on retrouve pléthore de gens sympas qui, soudain, ont le sentiment de devenir des être supérieurs parce des milliers d’individus les suivent tels des nouveaux gourous d’une consommation de pacotille, maîtres penseurs de chez Lidl. 

Sinon j’aime rouler dans ma belle Golf en écoutant RTL mais sans utiliser mon IPhone 8 si beau et si utile, pensant à mon agréable vol Air France qui me conduira dans cette belle chambre réservée par Expedia. Et quand je me délecte de mon Nespresso Roma je me dis que la Vie est Belle comme l’affirme si bien Lancôme, à l’aise dans mon fauteuil Roset. 

Finalement ce n’est pas si difficile d’être influenceur. T’es  payé pour dire du bien de marques dont tu n’a généralement rien à foutre tout en faisant croire à les légions de naïfs que tu as découvert le bonheur sur terre.

Cet article Demain c’est vendredi. Les crevettes crèvent et le temps est à la réflexion. est apparu en premier sur EcoRéseau Business.


L’ISR, un placement encore trop vert
©:  EcoRéseau

Une large majorité des investisseurs individuels français se disent prêts à privilégier l’investissement durable. Mais peu savent qu’acheter des fonds ISR pourrait répondre à leur idée. Une méconnaissance regrettable au regard des bonnes performances de ce type de placements.

L’essor de la clientèle retail, c’est-à-dire particulière, constitue l’un des principaux enjeux de la gestion active au cours des prochaines années. « Dans cinq ans, c’est le segment qui pourrait afficher le plus fort taux de croissance, a indiqué Pascal Koening, associé chez Deloitte, lors d’une conférence de presse. En France, ce phénomène se matérialise déjà par une collecte en assurance-vie qui se tourne de plus en plus vers les produits en unité de compte. » Dans ces conditions, le challenge pour les sociétés de gestion est de rejoindre les aspirations de leurs clients. Fin septembre 2007, Natixis Investment Managers a publié les résultats d’une enquête mondiale réalisée auprès d’investisseurs particuliers (dont 400 en France). Près de 80 % des investisseurs français souhaitent que leurs investissements se montrent en accord avec leurs valeurs personnelles et cohérents avec les meilleurs standards ESG (Environnementaux, sociaux et de gouvernance). 67 % déclarent également qu’il est important d’investir dans des entreprises qui prouvent un impact social ou environnemental positif. Des chiffres encourageants qui ne se concrétisent pas dans les flux à destination des fonds ISR (Investissement socialement responsable). Pire, dans leur majorité, les investisseurs privés ne savent même pas ce qu’est l’ISR, comme en témoigne la dernière enquête commandée par Vigeo Eiris, ESG, l’agence internationale de recherche et services et le FIR (Le Forum pour l’investissement responsable). 66 % des personnes interrogées indiquent n’avoir jamais entendu parler de l’ISR avant cette enquête. Les détenteurs d’une assurance vie l’ignorent à 65 %, à 59% pour les détenteurs d’épargne salariale et à 52% pour les investisseurs en Bourse. Seulement 3 % des Français déclarent avoir déjà investi dans un fonds ISR. Parmi les sondés qui investissent en épargne salariale, ils sont 8 % à le faire en ISR.

Le faire-savoir…

L’enquête a inspiré à Florence Bihour-Frézal, directrice commerciale Europe du Sud & Afrique de Vigeo Eiris cette réflexion : « La prise de conscience des enjeux sociaux et environnementaux est aujourd’hui incontestable, comme en témoigne ce sondage. Pourtant, les produits financiers qui soutiennent les objectifs climatiques et sociaux peinent à être connus. De quoi rappeler la nécessité de poursuivre les efforts de promotion et notamment ceux des banques et des pouvoirs publics auxquels les Français accordent une place de choix dans cette mission. »

À cet égard, la création en 2016 du Label ISR dont l’objectif est à la fois de valider un processus de gestion rigoureux et de favoriser une meilleure diffusion de l’ISR se révèle un succès : en un an, 135 fonds ont été labellisés. Puis les approches évoluent. Le « best in class » (la sélection des plus vertueuses entreprises dans chaque secteur) perd désormais du terrain au profit des fonds responsables centrés sur quelques thèmes tels que l’environnement, la gouvernance, l’innovation et les aspects sociaux.  Les thématiques sont devenues une bonne façon de sensibiliser les investisseurs aux sujets de développement durable, comme en témoigne la collecte sur les fonds Pictet Water auprès de la clientèle privée.

Pictet AM a été l’un des pionniers dans l’ISR avec le lancement dès l’an 2000 d’un fonds sur l’eau. « En misant sur des tendances comme l’urbanisation, une croissance économique très dépendante de l’eau et la pénurie d’eau potable, la stratégie d’investissement met l’accent sur la ressource certainement la plus cruciale à l’échelle planétaire », commente Hervé Thiard, directeur général de Pictet AM à Paris. Le gérant a lancé ensuite en 2007 le fonds Clean Energy ‒ investir dans des entreprises concernées par la transition vers une économie dont l’empreinte carbone est faible. Il a également fait figure de pionnier avec le lancement du fonds Timber en 2008. En investissant dans des entreprises cotées qui possèdent ou gèrent des forêts et des zones boisées, les investisseurs ont la possibilité de s’exposer à cette ressource à la fois stratégique et renouvelable, tout en profitant des avantages et de la liquidité quotidienne d’un fonds d’investissement traditionnel. La même année, Pictet AM a identifié une opportunité émergente dans le secteur agricole, la mutation des exploitations traditionnelles vers l’industrie agroalimentaire, ce qui l’a incité à lancer le fonds Agriculture.

Pour répondre à cette demande nouvelle des investisseurs et leur proposer des solutions qui visent à surperformer les marchés financiers et dont l’impact soit démontrable, Mirova, l’affilié de Natixis Investment Managers dédié à l’investissement responsable, propose d’ores et déjà aux CGP trois fonds thématiques : Insertion, Emploi, Dynamique, Mirova Europe Environnement Fund, positionnés sur les enjeux de création d’emplois et de transition environnementale, et enfin Mirova Europe Sustainable Equity Fund qui cherche plus largement à identifier les risques liés à la transformation de nos économies et les innovations qui apportent des solutions durables. Pour la première fois, Mirova sera présent fin septembre à Lyon au salon Patrimonia aux côtés des équipes commerciales de Natixis Investment Managers, pour expliquer les spécificités de leur stratégie et comprendre davantage les besoins précis des conseillers en gestion de patrimoine (CGP) et de leurs clients. Mirova prévoit également d’élargir la gamme 2019 en intégrant des stratégies existantes ainsi que de nouvelles solutions spécialement conçues pour cette clientèle. « C’est une étape majeure pour notre développement, précise Anne-Laurence Roucher, directrice générale déléguée en charge du développement et des opérations de Mirova. Nous observons qu’en Europe, le marché témoigne, de façon de plus en plus large, d’un appétit grandissant pour nos stratégies. »

OFI AM dit, lui, constater depuis deux ans un engouement de ses clients retail pour l’investissement durable, en grande partie par capillarité avec les investisseurs institutionnels. « Le contexte est devenu propice à la finance verte depuis 2015 avec la conférence sur le climat à Paris, la COP21. Les investisseurs ont pris conscience que le carbone était un risque financier majeur. Le gouvernement français a  légiféré pour orienter les flux financiers vers le financement de la transition énergétique pour la croissance verte. L’article 173 de la loi Transition écologique et énergétique (TEE) du 17 août 2015 incite les investisseurs institutionnels et les sociétés de gestion à publier des informations sur la manière dont ils intègrent des dimensions ESG dans leur politique d’investissement et sur la façon dont ils gèrent leur risque climatique », expliquent Christophe Frespuech, directeur du développement et Éric Van La Beck, directeur du Pôle ISR chez OFI AM. Dans ce cadre, leurs clients apprécient leur politique d’engagement, qui décrit les processus de dialogue avec les entreprises, dont l’objectif est de les sensibiliser aux bonnes pratiques en matière de RSE (Responsabilité sociétale de l’entreprise) afin de favoriser un processus d’amélioration, notamment au regard de l’objectif international de limitation du réchauffement climatique à 2°C (désormais peu probable…). Ils plébiscitent également leur approche thématique, comme en témoigne le succès du fonds Europe Growth Climate Change, un fonds actions investi dans des sociétés européennes en situation de leadership qui offrent des fondamentaux de qualité tout en répondant à des critères ESG soutenus et impliquées dans la transition énergétique.

… Mais surtout savoir faire

Pour autant, inutile de se voiler la face, le succès de tous ces fonds s’explique également par leur performance. « Les clients ont également constaté que ces fonds verts dégageaient une performance comparable, voire supérieure, aux fonds traditionnels sur le long terme. La clientèle privée a longtemps considéré l’ISR comme un gadget marketing peu performant. Or, l’ISR n’est pas un frein à la performance. Au contraire, la prise en compte des critères ESG est source de surperformance », assurent les deux professionnels. Un point de vue partagé par Anne-Laurence Roucher. « Les fonds ISR ne sous performent pas les fonds traditionnels. Les performances sont bonnes, voire meilleures. Le marché s’est bien professionnalisé et les thématiques sont devenues matures. On le constate chez les entreprises du CAC 40 ou dans d’autres grands indices de marché. Elles intègrent de plus en plus des enjeux de développement durable comme la transition énergétique dans leur stratégie. Ce ne sont plus des promesses d’intention, mais une réalité. Les entreprises ont pris conscience de l’opportunité que cela représente en termes de développement de nouvelles offres de produits et services plus vertes, qui répondent à une demande croissante de leurs clients. En se repositionnant sur des offres de produits et services plus durables, elles développent de nouveaux relais de croissance. » Hervé Thiard pense en outre qu’intégrer les critères ESG dans la gestion traditionnelle est source de création de valeur. « Nous partons de l’hypothèse que les entreprises qui intègrent le développement durable dans leur stratégie de développement sont mieux à même de tirer parti de nouvelles opportunités d’affaires, de réduire les risques opérationnels, financiers et de réputation, de motiver leurs employés et, au final, de créer de la valeur à long terme pour leurs actionnaires », détaille le directeur général de Pictet AM à Paris.

Bien sûr, l’ISR doit également apporter la preuve de ses effets en termes d’impacts. Raison pour laquelle par exemple OFI AM a lancé début 2017 la gamme OFI Responsible Solutions (OFI RS) enrichie depuis. « L’objectif était de regrouper l’ensemble de l’offre développée par OFI AM en matière de finance responsable. Dans le cadre d’un fonds OFI RS, la prise en compte des enjeux ESG intervient de façon directe dans la définition de l’univers d’investissement et dans la sélection des valeurs. Conclusion de Christophe Frespuech et Éric Van La Beck : « Notre approche responsable s’articule à ce stade autour de quatre axes : l’engagement, l’éthique, l’approche best in class et l’investissement thématique (climate change et impact investing). »

Pierre-Jean Lepagnot

Cet article L’ISR, un placement encore trop vert est apparu en premier sur EcoRéseau Business.


Améliorons le moral des pessimistes, par Thierry Saussez
©:  EcoRéseau

Dans une tribune publiée par Le Figaro, le 29 novembre 2018, avec le titre tonitruant “Délivrez-nous des optimistes”,  Éric Zemmour nous a livré une de ces charges dont il est coutumier. Dans l’excès, l’amalgame et la confusion.

Il y a chez ce polémiste une passion dévorante pour le marketing du malheur, les prévisions les plus sombres, l’exacerbation  des peurs, le verre qui n’est même plus à moitié vide mais totalement.

Le prétexte de ce libelle est le livre d’Yves Roucaute “Le bel avenir de l’humanité”. On peut ne pas partager toutes les thèses de cet auteur mais son ouvrage s’inscrit dans la lignée de ceux de nombre d’experts ou de philosophes qui démontrent que, jamais, dans l’histoire de l’humanité, les progrès de la recherche, de la médecine, des technologies n’ont été aussi spectaculaires. Ou que, jamais, les avancées n’ont été aussi importantes pour lutter contre la famine, la pauvreté, les virus, ou tout simplement prolonger la durée de vie. Rien qu’en France, ces 60 dernières années nous avons gagné 14 ans d’espérance de vie !

Face à cette évidence, Éric Zemmour recourt à une dialectique inversée. Le progrès industriel aurait permis Verdun et Hiroshima, la quête messianique du progrès social aurait donné le goulag, le progrès médical favoriserait l’explosion démographique. Pourquoi s’arrête-t-il sur ce chemin torturé ? Il aurait pu ajouter : le vin est bon mais il cause des morts, la pratique du sport est plaisir mais peut faire des victimes, on vit plus vieux mais dans quel état, etc. Toujours cette volonté de noircir le tableau en faisant des raccourcis primaires et en évoquant en 3 mots le positif pour paraître objectif ( il n’a pas l’impudence de nier le progrès mais il affirme qu’il se paye au prix fort ).

Nous souhaitons, la bienveillance étant l’une de nos valeurs cardinales, améliorer le moral des pessimistes. En rappelant que nous sommes des optimistes lucides. Les optimistes béats sont les extrémistes de l’optimisme, nous ne voyons pas le monde plus beau qu’il n’est. Nous savons que la vie est belle à proportion qu’elle est féroce. C’est justement face aux défis ou dans la difficulté qu’il convient plus encore de mobiliser les énergies positives.

Les intuitions initiales des fondateurs de la psychologie positive, à commencer par Martin Seligman, sont aujourd’hui confirmées par d’incontestables recherches scientifiques. Nous avons en nous les ressources naturelles pour aller mieux. Les liens neuronaux entre cœur, système digestif et cerveau sont établis. L’esprit soigne le corps et réciproquement. Une seule pensée agréable fait monter toute la kyrielle des neuromédiateurs et des hormones positives comme la sérotonine, l’ocytocine, la dopamine. Conseillons donc à Éric Zemmour de sourire davantage à la vie et surtout de fuir les émotions négatives. Elles accélèrent notre rythme cardiaque, la pression artérielle, la dilatation des bronches. Elles font monter l’adrénaline qui conduit, au mieux, à la mauvaise humeur et, au pire à la dépression, l’AVC, l’infarctus.

Les prophètes de malheur peuvent être utiles pour leurs mises en garde. Comme disait Jacques Julliard : il faut écouter leurs avertissements, ne pas suivre leurs conseils.

Décourager l’initiative, ajouter à l’anxiété, promouvoir le repli, nier les atouts de notre pays c’est affaiblir la France, c’est porter atteinte au moral de la Nation. Spécialement en cette période où rôdent la violence et l’extrémisme.

Dans sa tribune, Éric Zemmour fait référence à la sentence de Georges Bernanos : « L’optimiste est un imbécile heureux, le pessimiste est un imbécile malheureux». Nous pensons que les différences sont plus sérieuses. Le pessimisme est le propre de ceux qui ne prennent aucun risque : ils sont sûrs d’avoir raison et, s’ils se plantent, on oublie leurs prophéties de malheur. Je vous invite à faire le choix du courage qui est celui de l’optimisme, le choix de ceux qui discernent les signes d’espérance, y compris dans les situations difficiles, de ceux qui croient en la mobilisation des énergies positives, pour eux-mêmes, leurs associations, leurs entreprises, la vie publique : notre pays a plus que jamais besoin d’eux ! 

Thierry Saussez
Créateur du Printemps de l’Optimisme

Cet article Améliorons le moral des pessimistes, par Thierry Saussez est apparu en premier sur EcoRéseau Business.


Protectionnisme américain : quels impacts pour les entreprises européennes ?
©:  EcoRéseau

« Un séisme pour le monde ». Au lendemain de l’élection de Donald Trump à la tête des États-Unis, en novembre 2016, nos confrères du Monde titraient sans équivoque. Deux ans après, quels impacts les décisions du « président orange » ont-elles sur les entreprises françaises et européennes ?

«Make America great again. » La promesse du candidat Donald Trump ne faisait pas mystère de ses intentions : une fois élu, son objectif serait clairement de privilégier les intérêts américains. À l’appui, une campagne axée sur le rejet de la mondialisation et des accords de commerce international. Et déjà, PME comme grands groupes français pouvaient manifester des craintes, tant l’enjeu est important : les États-Unis sont la première destination de leurs investissements directs à l’étranger, hors UE, d’après les chiffres du gouvernement hexagonal. Les échanges entre les deux pays représentent environ 120 milliards de dollars chaque année et concernent principalement les secteurs de l’aéronautique, du luxe, des produits chimiques et de l’agroalimentaire.

Craintes fondées ou écran de fumée ?

Près de deux ans après son élection, le président a-t-il tenu ses promesses de campagne ? S’il multiplie les déclarations fracassantes, il a parfois joint le geste à la parole, notamment par la mise en place de nouveaux tarifs douaniers sur les importations d’aluminium et d’acier à destination du territoire américain. Une mesure qui touche de plein fouet l’Union européenne et le Canada. Les exportations de l’Union européenne vers les États-Unis pourraient ainsi passer, selon une étude du Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII), de 5,6 milliards en 2017 à 3,8 milliards sur le court terme, et 2,2 milliards si la surtaxe imposée devait durer. Fin mai, la Maison-Blanche a annoncé envisager des taxes douanières sur le secteur automobile, de quoi déclencher de vives réactions au sein de l’Union européenne. En réaction, la Commission européenne pourrait mettre en place des taxes supplémentaires sur certains produits américains comme les Harley Davidson, le bourbon, les produits agricoles ou des appareillages issus de l’industrie sidérurgique. Mais si le ton continue de monter dans le conflit commercial entre les États-Unis et la Chine, la situation pourrait se détendre un peu entre Européens et Américains. Cet été, Donald Trump et Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, se sont entendus pour mettre fin à la surenchère sur les droits de douanes. Les discussions se poursuivent et un accord précoce sera peut-être trouvé, même s’il est peu probable qu’il conduise les États-Unis à retirer les droits de douane sur l’acier et l’aluminium.

Des entreprises françaises « victimes collatérales »

L’été 2018 a également vu la mise en place de nouvelles sanctions économiques de l’appareil américain contre l’Iran. Toute entreprise vendeuse de biens ou de services concernés par cet embargo doit désormais rompre ses liens commerciaux avec l’Iran, sous peine de se voir refuser l’accès au marché américain. Premiers concernés : les constructeurs automobiles français qui vendent près de la moitié des voitures neuves de l’Iran. PSA a annoncé qu’il suspendait ses activités (moins de 1 % de son chiffre d’affaires) dans le pays. Renault, même en réduisant fortement la voilure, ne compte pas abandonner le marché iranien. Côté aéronautique, si Airbus va supporter la perte grâce à un carnet de commandes rempli, d’autres constructeurs plus modestes, comme ATR, risquent d’en pâtir. Une seconde salve de sanctions, cette fois à l’encontre des hydrocarbures, devrait entrer en vigueur en novembre. De quoi conduire par exemple Total à se désengager de l’exploitation d’un gisement gazier. « Cette décision a déjà conduit de nombreux opérateurs européens, qui ont des marchés ou des actifs aux États-Unis, à se conformer par anticipation à ces sanctions et à se retirer d’Iran », souligne Philippe Bonnecarrère, sénateur du Tarn et auteur du rapport d’information sur l’extraterritorialité des sanctions européennes, rendu le 10 octobre. « En outre, de nombreuses PME ne trouvent plus auprès des banques les financements nécessaires par crainte pour celles-ci d’être sanctionnées, alors même que certaines opèrent dans ces secteurs non soumis à sanctions : produits agro-alimentaires ou médicaments. »

Quelles réactions de l’Europe ?

Parmi les réponses, la Commission européenne a mis en avant une loi dite de « blocage ». Elle interdit aux entreprises européennes de se plier à l’embargo unilatéral des États-Unis en Iran et ouvre aux sociétés le droit à indemnisation si elles subissent les conséquences des sanctions américaines, dont l’effet « extraterritorial » est considéré comme illicite par le droit international. Parce que les États-Unis ne peuvent pas malgré tout interdire unilatéralement aux entreprises d’autres pays de commercer avec l’Iran. « Cette loi ne protège pas les entreprises contre l’exécution de sanctions américaines sur le territoire américain. Quant au droit à réparation lorsque les intérêts économiques ou financiers sont affectés par les sanctions américaines, il semble en l’état dépourvu d’effectivité », note Philippe Bonnecarrère. L’Union européenne travaille également à la mise en place d’une plate-forme comptable pour enregistrer les transactions sans échanges financiers, ce qui aurait pour effet de neutraliser les sanctions américaines. Avant d’envisager l’opportunité de s’installer aux États-Unis, de commercer avec eux mais aussi avec d’autres pays, les entrepreneurs français devront donc suivre avec attention l’évolution de la politique fiscale et commerciale de la nouvelle administration américaine afin d’adapter leur stratégie d’exportation.

Émilie Massard

Cet article Protectionnisme américain : quels impacts pour les entreprises européennes ? est apparu en premier sur EcoRéseau Business.


Nouvelle Peugeot 508 : étincelles
©:  EcoRéseau

La berline familiale du Lion a été entièrement repensée pour aboutir à un véhicule premium sportif et élégant, parfaitement équipé, très bien fini et doté de qualités dynamiques indéniables. Une grande réussite.

C’était l’une des vedettes du Mondial de l’automobile à Paris en octobre. Très attendue. Dévoilée à Genève en début d’année, la silhouette de la 508 avait attiré les journalistes et quelques essais élogieux avaient déjà été publiés en avant-première. Restait à découvrir la belle de visu. Je n’ai pas été déçu. Peugeot a su dessiner une familiale aux allures de coupé qui contraste violemment avec le style un peu pataud de sa devancière. La 508 deuxième du nom a du chic, de la classe, beaucoup d’élégance et un réel sex-appeal sportif. Une réussite. Pour y parvenir, le Lion a opté pour une architecture basse et compacte. Résultat : une berline acérée et musclée, à la ligne de coupé 5 portes fastback. L’arrière est fortement identitaire avec un bandeau horizontal noir brillant (comme sur les SUV 3008 et 5008), encadré par les feux Full LED tridimensionnels. La face avant, à son tour, est superbe : une fine calandre en damiers ornée d’un lion emblématique en son centre avec le logo « 508 » sur le nez du capot, emprunt à l’héritage de ses illustres aînées 504. Les projecteurs Full LED sont encadrés par deux virgules verticales des feux diurnes à LED qui courent jusqu’aux entrées d’air du bouclier. De la belle ouvrage.

Un habitacle stylé

L’habitacle est à l’unisson : spacieux, parfaitement agencé. Si la 508 est un peu plus compacte que sa devancière (4,75 m de long contre 4,83 m) elle accueille sans effort cinq personnes et offre un grand coffre (487 litres) avec hayon pour les bagages. Le confort tant physique qu’acoustique est parfait malgré le choix de portières sans cadre et grâce aux vitres épaissies comme sur les modèles haut de gamme d’outre-Rhin.

Avec sa nouvelle 508, Peugeot vise donc indéniablement le premium avec un excellent degré de finition, des sièges en cuir profond, du chrome pour les commodos et des inserts de bois sur la planche de bord. Mention spéciale pour les sept touches piano sur la planche de bord devant l’écran tactile qui donnent un accès direct et permanent aux principales fonctions de confort. Bien pratique en roulant !

Au volant, le plaisir est intense, même si de prime abord la taille de l’affichage digital du i-Cockpit de troisième génération (écran tactile et combiné tête haute à dalle numérique) semble un peu juste. De même, tous les conducteurs n’apprécieront sans doute pas le tout petit volant à double méplat, pas assez statutaire. Enfin un véritable affichage tête haute dans le pare-brise ne serait pas superflu.

Bonne conduite

Pour le reste, la conduite de la 508 ne souffre d’aucun reproche et ses équipements d’assistance (régulateur adaptatif,  maintien dans la file, vision de nuit, parking automatique…) n’ont rien à envier à la concurrence, même germanique.  Ses performances dynamiques sont à l’unisson : tenue de route exemplaire grâce à la nouvelle plate-forme EMP2 et à la suspension à amortissement variable et piloté (de série sur la finition GT et sur toutes les motorisations essence). Moteur 180 chevaux blueHDI et boîte auto EAT8 parfaitement accouplés. Un rêve !

Modèle essayé : Peugeot 508 GT BlueHDi 180 S&S EAT8. Tarif : à partir de 47 600 euros. Tarifs gamme essence : de 34 600 euros à 46 000 euros (un seul moteur 1,6 l 169 ch avec boîte auto EAT8). Tarifs gamme diesel : de 32 300 euros à 47 600 euros.

Philippe Flamand

Cet article Nouvelle Peugeot 508 : étincelles est apparu en premier sur EcoRéseau Business.


Demain c’est vendredi. L’hareng harangue et le temps est à la réflexion.
©:  EcoRéseau

Demain c’est vendredi. L’hareng harangue et le temps est à la réflexion. Et je me demande, dans la France tiraillée entre revendications humaines et manœuvres politiciennes, violences fascistes rouges-brunes et désespérances de celles et de ceux qui ne peuvent vivre correctement, s’il n’y a pas un combat prioritaire à mener au nom : voir les GAFA et autres entreprises multinationales payer enfin les impôts qu’ils nous doivent. Leurs menaces de délocalisation font peur. Mais est-ce acceptable et moral de considérer que les citoyens, les institutions, les PME sont soumis aux impôts et les payent, et que ces géants, au nom de l’efficacité et de l’optimisation fiscale, se dérobent. La vraie question c’est la capacité des citoyens à unir la condamnation et l’action. Boycotter son Iphone, son site d’achat, son réseau social… n’est pas évident. Mais le débat doit être mis sur la place publique. Plus ces Géants réussissent et participent aux processus de disruption, plus ils doivent en assumer les conséquences. Les politiques devraient se mobiliser sur ce combat vital au lieu de minauder sur un ISF non rentable, sur un stéréotype stérile qui fait croire qu’on va « enrichir les pauvres en appauvrissant les riches”.

Cet article Demain c’est vendredi. L’hareng harangue et le temps est à la réflexion. est apparu en premier sur EcoRéseau Business.


Mattereum révolutionne la propriété
©:  EcoRéseau

Depuis un an et demi à Londres, une équipe d’avocats, de spécialistes de la cryptographie, d’ingénieurs et d’anciens consultants militaires planchent pour « disrupter » le principe du contrat et de la propriété et combler le fossé entre les contrats intelligents programmables (smart contracts avec la technologie blockchain) et les contrats légaux réels. Mattereum a mis au point un moyen de conceptualiser le contrat et de tordre la notion de propriété pour favoriser les usages. Au nom du principe que les propriétaires d’actifs à même de décider (dans les limites de la loi) de la manière de s’en départir, Mattereum propose d’acheter d’abord les biens avant que les bureaux d’enregistrement du réseau ne se voient attribuer le titre de propriété légal des actifs. Ils établissent alors des contrats intelligents sur la blockchain pour acheter, vendre, louer, céder et partitionner des actifs matériels, et utiliser leur propriété. Un processus radicalement inédit.

Exemple concret : leur objet phare à l’heure actuelle est un violon Stradivarius d’une valeur de 9 millions de dollars. Le principe est d’attribuer son titre légal à l’un des bureaux d’enregistrement de Mattereum qui autorise ensuite le contrôle via un ensemble de contrats intelligents (par exemple, sur la blockchain Ethereum) qui précisent que le violon devient instantanément non plus un actif physique, mais également numérique. La conséquence ? Le violon numéroté par programme est vendu à plusieurs investisseurs. L’imposition d’autres restrictions contractuelles pour son utilisation s’appliquent le cas échéant – sa diffusion publique n fois par an dans les pays Y –, au lieu de l’enfermer indéfiniment dans un coffre-fort. De même, les artistes pourraient vendre leurs œuvres à des consortiums d’investisseurs en imposant l’obligation d’exposer leurs œuvres dans des galeries ouvertes au public pendant au moins le quart de l’année. Des interfaces numériques intégrées donnent le moyen aux galeries et aux musées de réserver ce pourcentage qui pourrait leur être alloué. Révolutionnaire !

 

Cet article Mattereum révolutionne la propriété est apparu en premier sur EcoRéseau Business.


Les enchères de biens publics ouvertes au grand public
©:  EcoRéseau

Cette start-up lyonnaise, Agorastore, créée en 2005, a vu le jour avec le concours de la capitale des Gaules à l’occasion de la première vente de biens d’une ville en France sur Internet. Résultat : 100 000 euros de recettes, 12 000 connexions par jour sur le site et 1 500 inscrits. La start-up propose donc une seconde vie aux biens publics en commercialisant sur sa plate-forme d’enchères des bureaux, des fauteuils de cinéma ou encore des… lampadaires. L’entreprise compte aujourd’hui 1 500 collectivités vendeuses, plus de 500 000 visites par mois et une base de plus de 100 000 enchérisseurs. Le marché potentiel des biens publics est estimé à hauteur de 1130 milliards d’euros de biens immobiliers détenus par les administrations publiques. L’utilité : éviter le gâchis post-usage du matériel public et fournir une nouvelle ressource de revenus pour les services. Par exemple, le SDIS de l’Ain a vendu un camion de pompiers pour 8 300 euros au lieu d’enregistrer une perte.

Cet article Les enchères de biens publics ouvertes au grand public est apparu en premier sur EcoRéseau Business.


Loi sur l’Avenir professionnel : la formation évolue
©:  EcoRéseau

Les premiers décrets d’application de la loi sur l’Avenir professionnel ont été publiés, un processus qui devrait se poursuivre jusqu’au printemps 2019. À venir donc, entre autres points majeurs de la loi : la révision du système de financement de l’apprentissage, ainsi que l’augmentation du revenu des apprentis et l’assouplissement des horaires. L’alimentation en euros, et non en heures, du compte personnel de formation, assorti d’une révision des formations éligibles. L’élargissement de l’assurance chômage à certains types de démission ou encore l’arrivée d’allocations forfaitaires pour les travailleurs indépendants dans certains cas de cessation d’activité.

 

Cet article Loi sur l’Avenir professionnel : la formation évolue est apparu en premier sur EcoRéseau Business.


Les annonceurs et le RGPD
©:  EcoRéseau

Selon la 4e édition du baromètre du programmatique en France, réalisé par Quantas et l’EBG, près d’un tiers des annonceurs ne sont pas en conformité avec le RGPD. Seuls 20 % ont mis en place une Consent Management Platform pour recueillir le consentement des internautes. La loi, du reste, gêne aux entournures : les deux tiers des annonceurs et agences trouvent le RGPD trop complexe et un frein au développement du programmatique. Le secteur, cependant, se porte bien, puisque 83% des annonceurs pensent que la part liée au programmatique devrait augmenter dans le budget display global.

Cet article Les annonceurs et le RGPD est apparu en premier sur EcoRéseau Business.


<< < Prev 1 2 3 4 5 6 Next > >>